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++ Index Diabète et Obésité 2011
SOMMAIRE Volume 6 - N° 47 - Mars 2011
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Directeur de la publication : Dr Antoine Lolivier
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Rédacteur en chef “Diabète” : Dr Saïd Bekka
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Rédacteur en chef “Obésité” : Pr Patrick Ritz
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p.78
A savoir
Liste des 77 médicaments et Plan de gestion des risques
C’était un mercredi lors de la visite quotidienne : Mr P. Emile*, 85 ans, avant même d’avoir dit bonjour brandit triomphalement son quotidien en m’annonçant : « ah voilà, je vous l’avais bien dit que les médicaments, c’était dangereux : ça détraque la santé », puis il ajouta déterminé : « moi, je vais tout arrêter ».
Ce qui différencie ce patient de tous ceux que nous ne voyons pas est sa façon ouverte d’annoncer ses ambitions car il semblerait que cette attitude affichée soit la partie visible de l’iceberg, le risque d’un arrêt intempestif des traitements par les patients n’étant pas clairement établi. Quelle attitude avoir pour répondre en toute connaissance de cause aux patients ? Plusieurs éléments de réponse…
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p.86
Interspécialité
Diagnostic et traitement de la rétinopathie diabétique
La rétinopathie diabétique (RD) demeure la première cause de cécité légale (acuité visuelle inférieure à 1/10) chez les moins de 60 ans dans les pays développés et son incidence dans les prochaines décennies devrait croître parallèlement à celle du diabète. La mise en évidence du rôle du VEGF sécrété par la rétine ischémique et induisant la prolifération néovasculaire et les œdèmes maculaires diabétiques (OMD) a permis d’envisager de nouveaux traitements de la RD. Si la photocoagulation panrétinienne (PPR) des territoires ischémiques est toujours indiquée, de nouveaux lasers permettent de la réaliser plus facilement et sans risque. De plus, le traitement des OMD est en pleine mutation et les injections intravitréennes (IVT) d’anti-VEGF ou de corticostéroïdes nous permettent désormais d’en améliorer le pronostic visuel par rapport au traitement laser classique.
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p.95
Dossier
L’Inflammation dans tous ses états
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p.95
Résumé
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p.96
1. Inflammation et athérosclérose
L’inflammation est la réponse biologique initiale de l’organisme déclenchée par une infection ou une agression. C’est un processus finement régulé qui sert à recruter les acteurs du système immunitaire sur le site “agressé”. Si elle est excessive ou prolongée, le tissu atteint perd ses fonctions physiologiques. L’athérosclérose est maintenant considérée comme une maladie inflammatoire chronique et l’inflammation de la paroi vasculaire va jouer un rôle majeur à tous les stades de la maladie. L’inflammation vasculaire (et tissulaire en général) requiert 3 acteurs majeurs : les inducteurs (les ligands pathogènes), les senseurs (les récepteurs aux ligands pathogènes, extra ou intracellulaires), les médiateurs de la réponse inflammatoire. Récemment, de nouveaux ligands et de nouveaux récepteurs ont été découverts et de nouvelles cibles thérapeutiques sont élaborées.
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p.100
2. Alimentation et inflammation
Jusqu’à récemment, on considérait que les processus inflammatoires étaient uniquement associés à des pathologies inflammatoires caractérisées, telles que les rhumatismes inflammatoires ou les maladies inflammatoires chroniques intestinales, ou à des pathologies systémiques infectieuses ou non. L’émergence du concept d’inflammation bas-grade, appréciée notamment par la C Reactive Protein ultra-sensible (CRPus) a modifié les concepts.
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p.105
3. Intervention nutritionnelle
Une perte de poids s’accompagne généralement d’une baisse de l’inflammation du tissu adipeux. Cependant, lors de restriction calorique sévère de quelques semaines, celle-ci n’est pas observée. Par ailleurs, durant les interventions nutritionnelles avec plusieurs phases, les relations entre inflammation du tissu adipeux et insulinosensibilité sont complexes. L’évolution du profil de production d’adipokines ne suit pas celui des améliorations des facteurs de risque. Chez l’homme, le lien entre modulation de l’inflammation du tissu adipeux et bénéfices associés à la perte de poids reste à établir.
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p.99
Bulletin d'abonnement
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p.110
Epidemiologie
Baromètre Santé Nutrition 2008 : activité physique et sédentarité
Le Baromètre Santé Nutrition 2008 dresse un état des lieux national et régional sur les comportements de santé concernant en priorité l’alimentation et l’activité physique. Les résultats de cette étude devraient permettre de mettre en place des programmes de santé et d’orienter les décideurs vers des dispositifs destinés à palier les inégalités de santé dans les domaines de l’activité physique notamment. Les conclusions de ce travail sont riches, parfois surprenantes, et permettent d’envisager des orientations de santé publique précises et pragmatiques.
Les réflexions qui vont suivre n’ont pas pour objet de critiquer le Baromètre Santé Nutrition et les services statistiques des Observatoires Régionaux de la Santé (ORS) et des Directions Régionales de l’Action Sanitaire et Sociale (DRASS). L’objectif est d’ajouter un complément d’analyse de la part d’un médecin du sport à la palette déjà très large des conclusions et orientations préconisées par les différents partenaires de cette étude.
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p.117
Rdv de l'industrie
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